Dans l'Amérique sudiste du début des années 1950, Sam et son petit frère Josh voient leurs parents assassinés par des blancs, parce que, noirs, ils ont osé demander d'exercer leur droit de vote. Les deux enfants sont placés chez leur tante, Rosa Parks, à Montgomery en Alabama. Sam s'imprègne du mouvement de non-violence initié par sa tante et le pasteur Martin Luther King, tandis que Josh préconise la lutte armée pour mettre fin à la ségrégation. Sam entreprend des études de droit pour devenir juge. Avec quelques amis, il met sur pied des « voyages de la liberté » au cours desquels les noirs font valoir leurs droits. Il suit Martin Luther King dans ses luttes à Birmingham, Washington... En 1964-1965, les noirs sont enfin légalement égaux aux blancs.
La passion de Florence Cadier pour son personnage, le narrateur Sam, et pour l'histoire qu'elle raconte est palpable à chaque ligne. Les élans généreux d'une société neuve mais aussi la force et la constance brutale des préjugés racistes, les doutes des acteurs du mouvement noir (à commencer par Luther King lui-même) sont exprimés avec pertinence. Une émotion toute en retenue se dégage du cruel passé du héros, des brimades abjectes dont sont victimes ses proches : « dignité », occurrence récurrente, est bien le maître mot du livre. La vie personnelle de Sam se mêle intimement avec l'Histoire en train de se faire ; ses amours, ses relations familiales, ses choix d'études sont totalement influencés par des considérations sociales. Le jeune homme subit son époque sans désespoir, attitude qui le rend extraordinairement attachant. A la façon d'un témoignage vécu, avec une écriture vivante, Le Rêve de Sam se fait exemple : un concentré d'intelligence appliquée
bilan :Un livre qui donne a refléchir et on se rend bien compte de l'empleur du racisme dans les années 50. En plus lecture facile.